image_de_soi

Ces prochaines semaines, mes articles tourneront autour d’un thème qui me tient particulièrement à cœur : l’image de soi. L’un des 3 piliers de l’estime de soi.

Image de soi/ amour de soi :

« Le regard que l’on porte sur soi, cette évaluation, fondée ou non, que l’on se fait de ses qualités et de ses défauts ».  Vous comprenez donc que l’image de soi est une notion très subjective.

Par exemple, « une personne complexée – dont l’estime de soi est souvent basse- laissera souvent perplexe un entourage qui ne perçoit pas les défauts dont elle se croit atteinte ».  (1)

Le regard que nous portons sur nous, est en grande partie régit par notre environnement familial et social.

Il est important de prendre conscience de cette vision que l’on porte sur soi afin de connaître nos désirs et souhaits. L’image de soi vient uniquement de nous et ne doit pas changer de camp (c’est-à-dire, qu’elle vienne des parents, des proches, de l’enseignant ou autres). Il est fondamental que vous vous réalisieznon dans le projet que la société ou votre éducation vous attribue mais bien dans la continuité de votre vision.

Nous nous voyons souvent plus vieux, plus gros, plus disgracieux que nous sommes. Pourquoi un tel aveuglement ? Comment se réconcilier avec son image ?

 

Juan-David Nasio, psychanalyste, spécialisé de l’image du corps indique que notre perception de nous-même ne peut qu’être fausse, car nous sommes déformés par nos émotions, nos souvenirs d’enfance et le regard des autres.

 

Une image de sensations

L’image que nous avons de nous est visuelle et aussi empreinte de ressentis. Elle se compose aussi, « d’une foule de ressentis concernant notre corps dans ses contours, sa densité, son énergie ». Parmi celles qui reviennent le plus souvent, il y a la sensation d’être tendu ou apaisé, ou celle d’être lourd ou léger.

Nous avons ainsi deux images de nous, l’une visuelle, l’autre sensorielle difficiles à distinguer.

Une perception forcément déformée

Nasio assure que « l’image que nous avons de nous est fausse, forcément fausse » : rassurant non ?

Notre image repose depuis toujours sur nos perceptions et est donc par définition subjective. Elle se cesse de se remodelée par nos émotions et le regard des autres.

Rien d’étonnant, alors, à ce que de jolies filles aient si peu conscience de l’être.

Et si on s’aimait ?

En dépit de tous les artifices, de tous stratagèmes pour dissimuler nos complexes, notre image nous échappe complétement. « Notre corps parle, affirme J.-D. Nasio. Nos gestes, nos mimiques, les inflexions de notre silhouette, le timbre de notre voix communiquent malgré nous des messages silencieux. ». Ce qui s’exprime à notre insu, c’est notre image inconsciente de nous-même qui dicte nos postures.

 

« Lorsque nous voulons faire bonne figure, nous sommes plus enclins à soigner les apparences plutôt que nos émotions ». Or ce qui nous agite à l’intérieur se voit à l’extérieur. C’est donc davantage en travaillant sur l’image que nous avons de nous-même, plutôt que sur celle que nous renvoyons, que nous parviendrons à dépasser nos complexes. « Nos défauts peuvent se transformer en atouts si nous consentons à modifier notre regard sur eux ».

Image de soi à travailler dès l’enfance

En tant que parents, il en va de votre responsabilité d’apprendre à votre enfance d’aimer ses défauts.Donnez-leur la chance de s’aimer tels qu’ils sont. Dites-leur qu’ils sont beaux sans exagérer. L’important est de stimuler chez eux la capacité à ressentir ce qu’ils vivent avec leur corps.

 

🤓Petite astuce pratico-pratique : tous les matins, partagez avec vos enfants 2 minutes d’affirmations positives en lien avec l’image de soi.

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Quelle est l’image que vous avez de vous-même ? Quel est votre plus beau défaut ?

N’hésitez pas à me laisser un commentaire, je serai ravie d’avoir vos retours constructifs sur cet article.

Références :

  • André-Lelord, A (1999) L’estime de soi, s’aimer pour mieux vivre avec les autres
  • D. NasioMon corps et ses images (Payot, 2007).
  • Magasine Psychologies, mai 2019 par Laurence Lemoine