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Les femmes auraient une propension naturelle à se “crêper le chignon”. Préjugé sexiste ou réalité ? 

« La jalousie est un vilain défaut » belle croyance culturelle… Est-elle limitante ou soutenante ? Ma conviction est que la jalousie est une émotion reliée au besoin de sécurité et.ou de peur. C’est-à-dire qu’une personne se sentant en danger, ou manquant d’estime d’elle-même va choisir comme stratégie la jalousie pour remplir son besoin en carence (peur ou estime de soi).

Ce que nous savons, c’est que le sentiment de jalousie amène frustration et tristesse pour soi et pour les autres :  repli sur soi, mauvaise estime de soi, actes méchants.  

Par conséquent, il me semble légitime de ressentir parfois de la jalousie car il ne s’agit en fait que d’une carence en sécurité, en confiance en soi qui s’exprime. Le vrai problème, c’est que la société attend des femmes de la bienveillance et de la douceur. Dès lors que leur comportement est affirmé, voir combatif, il est considéré comme dysfonctionnel. Étrange ? Disons-nous la même chose des hommes lorsqu’ils se battent… Je refuse de croire qu’il y a plus de rivalité féminine que masculine. Il faut aller au-delà des préjugés patriarcaux.

Les 3 plus belles excuses qui nous donnent bonne conscience…

  • «Je suis mal à l’aise avec les femmes » Cela révèle une insécurité : nous renforçons ce sur quoi nous nous centrons. Je vous invite à lire (ou relire) mon article « LES 3 PILIERS DE L’ESTIME DE SOI INDISPENSABLES POUR DÉVELOPPER SON EMPOWERMENT »

Parmi les mécanismes de défense pour conserver son rôle, sa place, son identité, il y a la fuite, le repli sur soi, mais aussi la lutte.

Dans quel but ? La reconnaissance et la valorisation de nos propres qualités.

  • Le besoin de dominer l’autre

Nous nous mettons plus facilement en rivalité avec les gens qui nous ressemblent. Lorsque nous courons après le même objectif, la guerre est déclarée. Ce phénomène est flagrant avec vos concurrents en business. 

Certaines rivalités révèlent une volonté de pouvoir et de domination. Votre concurrente veut faire disparaître celle qui lui fait de l’ombre… Le complexe de la méchante reine dans Blanche-Neige ou Cendrillon. Seul souci : la vie n’est pas un conte de fée, vous n’êtes ni Blanche-Neige, ni Cendrillon et encore moins la Belle-mère ingrate et méchante. (Je vous invite à lire mon article « IMAGE DE SOI : ON NE SE VOIT JAMAIS COMME ON EST ») 

  • «C’est la faute de ma mère ! »

Celle-là, elle est magique ! La responsabilisation de la mère. Et le père, il est où ?

Je précise que j’ai fait des études en psychologie et je ne suis pas Freudienne pour un sou. Je trouve les courants psychologiques machiste de manière général et j’aimerai que la femme s’éloigne de ses théories pour éviter de tomber dans le préjugé « c’est la faute de ma mère ».

 

Bien sûr, j’ai conscience que l’environnement familial influence l’image de soi, la confiance en soi. J’ai conscience aussi que nos premiers modèles de la femme et l’homme sont représentés par nos parents. J’ai, par conséquence conscience que nous pouvons grandir avec des relations parentales toxiques ; voir même avoir été victime de celles-ci. Pour autant, nous ne restons pas victime toute notre vie.

Nous sommes victime d’une situation, nous sommes acteurs de nos vies.

 Je refuse de mettre l’Humain dans un case. Non ! La vie n’est simple pour personne et votre mère a peut-être ses raisons mais aujourd’hui en tant qu’adulte vous, nous sommes responsables de nos vies, de nos relations.

Si je repends, ces images de Blanche-Neige et Cendrillon, elles ont plutôt bien fini : belles, douces, bienveillantes et amoureuses… Et tout ça, sans maman et avec une belle-mère horrible. Donc si, elles s’en sont sorties, nous aussi !

3 astuces pour gagner en souplesse

1. Changer son regard sur soi et savoir ce que l’on veut vraiment:

 Demander à 5 personnes de votre entourage (essayez de mixer les relations : famille, amis, connaissance, travail) vos 3 qualités et 1 axe d’amélioration.   

Le but étant de prendre conscience de vos qualités et unicité. Pas de place pour la jalousie si nous savons qui nous sommes et ce que nous voulons.

 

2. Se réjouir:

Une étude récente sur la gratitude montre que c’est l’un des plus courts chemins vers le bonheur.

La logique de se réjouir de ses talents et de ceux des autres est un cercle vertueux car en reconnaissant ses propres qualités, je reconnais aussi celles des autres :

 

  • À quoi et à qui peuvent-elles servir ?
  • Quelles sont les qualités des autres qui m’aident ?
  • Comment puis-je aider les autres?

 

 3. Collaborer :

Changer son regard sur les autres en considérant que toutes les autres femmes sont nos alliées par défaut et qu’elles peuvent nous aider.

La jalousie est une émotion, elle est subjective. Donc nous ne pouvons pas nous y fier. Aussi, pensez que dans la vie de tous les jours, nous avons plus besoin d’alliées que de rivales.

 

L’antidote de la jalousie : 

  • Désintéressement (rapport à la possession)
  • Générosité (rapport aux autres)
  • La joie (rapport à la gratitude).

Mais ne vous inquiétez pas mesdames, c’est le chemin de toute une vie et les messieurs ne sont pas épargnés. Les stratégies mis en place sont simplement différentes.  CQFD

 

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Ressentez-vous de la rivalité féminine ? Qu’avez-vous pensé de cet article, vous a-t-il éclairé ?  

N’hésitez pas à me laisser un commentaire, je serai ravie d’échanger avec vous.

 

Références :

 

  • Marie-Gabrielle Gerard- Rivalité entre femmes…. et si on arrêtait de se jalouser ?
  • Magasine Psychologies, N° 371 – Mars 2017