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Pour faire suite à mon dernier article « SE COMPARER EST AUTO DESTRUCTEUR », j’ai fait des  plus approfondies sur le principe de comparaison. Bien fort de constater que nous avions tou.tes besoin de se comparer.

 

La comparaison est autodestructrice pour l’estime de soi et la confiance en soi mais pour autant, à certaines conditions, elle peut être source de plaisir et un véritable outil en connaissance de soi. 

Selon Larousse, la comparaison est « l’action de comparer, de rapprocher des personnes ou des choses pour examiner leurs ressemblances ou leurs différences ».

En marketing, la comparaison est souvent utilisée pour rassurer le consommateur. Pour exemple, en 1978 le couscous Garbit avait pour slogan « C’est bon comme là-bas, dis », prononcé avec l’accent pied-noir. Cette comparaison ayant pour objectif de rassurer le consommateur sur l’authenticité du produit.

Lorsqu’il s’agit de se comparer à d’autre, c’est toujours pour évaluer ce que nous avons ou ce que l’autre a de plus ou de moins. Une promotion passée sous votre nez, vous vous demandez « Qu’est-ce que X a du plus que moi ? ».

Ce serait quand même bien de se demander pourquoi nous avons tant besoin de nous comparer aux autres… 

  • Un réflexe naturel: Pour construire notre moi, notre personnalité, nous nous mesurons à autrui, nous choisissons des modèles. Le philosophe René Girard définit le désir humain comme étant mimétique : nous avons besoin de l’aval des autres pour savoir ce qui est plus ou moins désirable. Nous désirons être et posséder comme ceux que nous admirons. Les autres, par nature sont des rivaux d’où l’esprit de compétition qui maintient les rapports humains.

Nous sommes entourés de gens différents avec des points en communs : âge, scolarité, statut professionnel, situation amoureuse… Automatiquement, nous nous sentons appartenir à un groupe, et de façon naturelle, nous comparer aux autres nous aide à développer l’affirmer de soi et l’identification de nos différences.

  •  «L’effet gros poison dans petit étang »: C’est le contexte qui nous donne des raisons de nous réjouir de notre situation et de nous en plaindre, constatait Herbert W. Marsh, psychologue de l’éducation, l’inventeur de cet effet big-fish-little-pond effect (BFLPE) : Le même poisson se sent énorme dans une petite mare et minuscule dans l’immensité de l’océan.

Exemple : si la note moyenne d’une classe lors d’un contrôle d’anglais est de 9, l’élève qui obtient un 11 sera fier de lui et son sentiment d’estime de soi augmentera. Tandis que si la moyenne tourne autour de 17, ce même élève pensera être nul.

Selon, le sociologue Erving Goffman, c’est la vie en société qui nous contraint à des comparaisons de ce genre. Du matin au soir, nous interprétons nos identités multiples d’époux, d’épouse, de parent, d’amant, de travailleur, etc. pour plaire aux autres, les impressionner, leur donner à croire que nous sommes heureux, que tout nous réussit ou, à l’inverse, que nous sommes victimes d’un sort cruel. Nous sommes bien obligés de nous comparer pour savoir dans quel camp nous nous situons, celui des jalousés ou celui des perdants.

  • Une nécessité pour progresser: La théorie de la comparaison sociale produite dans les années 1950 par le sociologue américain Leon Festinger complète cette analyse. Selon lui, se comparer est nécessaire pour se connaître et progresser. On parle de comparaison ascendante ou descendante.

* La «comparaison ascendante » : nourrit l’ambition, alimente l’estime de soi

* La «comparaison descendante » : sert à relativiser nos échecs, nous réconforte ; « Il y a bien pire ». 

Des recherches sur les réseaux sociaux, ont prouvé que le bonheur de nos amis étalé sur Facebook (vacances de rêve, les mariages, les bébés etc) nous dépriment. Pour Festinger, cet étalage peut aussi être une source de plaisir si nous savons faire preuve d’empathie et d’altruisme.

La comparaison n’est pas nocive en soi ; ce qui l’est, c’est la croyance que, si nous ne sommes pas au sommet, nous ne sommes rien.

Si, réellement, le bonheur des autres nous déprime, c’est peut-être que nous devons régler nos comptes avec le temps ? 

En définitive, La comparaison est une source de bonheur, à condition d’être utilisée judicieusement. Se comparer sans cesse aux autres peut aussi devenir un véritable poison. Faites preuve de positivité et d’ouverture d’esprit, cela vous permettra de d’enrichir votre créativité, vous démarquer des autres et développer votre empowerment 💪🏻

Je serai ravie de lire votre commentaire et votre opinion sur le sujet …

 

Références

  • Erving Goffman
  • Leon Festinger
  • Magasine Psychologies, N°387; Juillet 2018 
  • Elodie Florenti