rivalité_féminine_ambea_toulouse

Nous naissons vulnérables et la fin de notre vie est souvent marquée par la fragilité. Entre ces deux moments, il nous aura fallu vivre, c’est-à-dire apprendre, aimer, rebondir après les épreuves… Pour cela, nous devons pouvoir compter sur notre force. C’est cette “fringale de vie” que je tente de partager dans cet article, cette énergie que nous portons en nous depuis l’enfance et que nous avons besoin de retrouver tout au long de notre existence.

LA RESILIENCE

Être résilient n’est pas synonyme de froideur ou de calcul.

La résilience est une capacité qui nous oriente vers l’avenir, vers l’espoir et vers une force d’esprit incroyable. Mais, avant tout, cela nous impose d’agir.

La résilience peut s’apprendre, ce n’est pas un trait de la personnalité qui ne serait présent que chez quelques êtres humains, et pas chez d’autres.

Être résilient signifie qu’une personne est capable de continuer à vivre sans perdre le contrôle, ou sans se sentir débordée, malgré la douleur et les circonstances négatives de la vie. Elle peut reprendre sa vie à zéro après un coup dur, après avoir tout perdu.

C’est le pouvoir de se relever du pire. La résilience se développe souvent, chez les personnes qui ont une grave maladie comme le cancer mais aussi celles qui ont vécu un traumatisme (accident, viol, attentat, victime de guerre).

Nous devons la popularisation du terme à Boris Cyrulnik, psychiatre et auteur du livre « Les vilains petits canards ». Monsieur Cyrulnik est un rescapé de la Shoah. Dès l’âge de 11 ans, il a su qu’il voulait devenir psychiatre pour « comprendre l’âme des humains ».

UN ÉPREUVE : 8 MILLIARDS DE RÉACTIONS

La vérité est que chacun face à une épreuve ne réagira pas de la même façon : certains sont dans le déni, la fuite, l’action, la dépression, la perte d’envie de vivre, ou peut être tous ces sentiments les uns après les autres !

Souvent les victimes de viol ou d’agression sexuelle se sentent coupables car elles n’ont pas eu de réaction physique, elles n’ont pas essayé de se débattre. Il faut savoir, qu’il a été prouvé par la science que face à une agression, à un danger l’homme et la femme ne choisissent pas les mêmes stratégies.

 

  • La femme va être plus enclin à se figer face au danger… Imaginez-vous traversant la rue et vous trouvant face à un énooooorme serpent. Que faites-vous? Personnellement, je ne bouge pas : tellement je suis abasourdie par la situation.
  • L’homme, lui va plus être dans l’action ou le combat. Instinctivement, il va réagir physiquement à une attaque.

 

J’accompagne de nombreuses personnes avec un lourd passif qui n’arrive pas à sortir de cette posture de victime (pour de nombreuses raisons). Notez que je ne porte aucun jugement de valeur sur l’un ou l’autre comportement que vous adopterez. Je souhaite simplement vous partager quelques pistes pour vous aider à relativiser et à sortir de cercle infernal qui a été ma stratégie de protection destructrice pendant plus de 20 ans.

 

CONSTRUIRE SA RESILIENCE

De nombreux facteurs contribuent à forger la résilience. L’un des principaux est la présence de relations significatives dans notre vie : des amis sincères et une famille soudée par exemple.

Il est également important d’avoir la capacité de faire des plans réalistes, d’avoir une vision positive de soi-même et de gérer ses émotions fortes.

Tout le monde est capable de développer une bonne capacité de résilience. Ce n’est pas quelque chose réservé à une élite, et nous pouvons tous être résilients, à un moment de notre vie. Nous ne sommes pas tous obligés de vivre des traumatismes de dingues pour croire en la vie et avoir une force interne qui vous pousse à aller de l’avant.

 

QUELQUES CLES POUR CONSTRUIRE SA RESILIENCE

  • Gérer vos émotions

Un choc entraîne toujours une émotion. Lutter contre elle est contre-productif. Mieux vaut accueillir en conscience et en nommant les émotions qui jaillissent.

Pratiquer l’auto-empathie: fermez les yeux- inspirez/expirez- prenez conscience de votre corps physique (où avez-vous mal ?) – prenez conscience des émotions (quelle est l’émotion associée à la douleur ?) – acceptez.

  • Changez de regard

Une épreuve possède toujours plusieurs facettes. Ce sont les émotions négatives extrêmes, vos peurs et vos croyances qui vous la font considérer à travers un seul prisme.

Interrogez-vous sur ce que l’épreuve a à vous apprendre. Sur vous, sur les autres, sur la vie.

  • Occuper son esprit

Notre cerveau pense tout le temps (même lorsque nous dormons). Lors d’événements difficiles, nos pensées négatives occupent tout l’espace de notre magnifique boîte crânienne.

Comment faire pour arrêter de tourner en boucle ? De ressasser ?

Travailler, bricoler, cuisiner, jardiner, ranger, peindre, écrire, lire… Plus vous serez occupé, mieux vous rechargerez vos batteries physiques et psychiques, et moins vous penserez à votre problème.

  • Entourage soutenant

Les épreuves attirent les personnalités négatives comme des aimants. Attention à ne pas se faire manipuler avec des personnalités toxiques qui se nourrissent de vos malheurs.

Dans l’épreuve, rapprochez-vous de ceux qui sont eux-mêmes résilients, ceux qui ont toujours été à l’écoute, bienveillants, soutenants et empathiques avec vous.

  • Croyez-en vous

« Je suis toujours là ». Cela vaut surtout pour les épreuves qui ne touchent que soi (maladie, licenciement, rupture). Prenez le temps de vous féliciter et de vous encourager.

Félicitez-vous, encouragez-vous, mettez-vous à l’écoute de vous-même, soyez attentif aux messages que vous envoient votre corps et votre esprit.

 

Il y a des moments pour craquer, d’autres pour reprendre des forces ou avancer. Et c’est OK 😉

LA RESILIENCE : UNE QUALITE ISOLEE

C’est complètement faux ! La résilience est une manière de prendre le contrôle de votre vie. Cela vous apporte un nouveau regard sur les événements de votre vie et celles des autres. La résilience est une sorte de stratégie qui aide les personnes à prendre conscience de leur valeur et de leur capacité à réussir.

 

Avec détermination et constance, vous y arriverez. Être résilient est une habitude qui peut s’apprendre, et qui vous aidera à voir la vie d’une autre manière.

 

*****

 

Cet article vous a-t-il aidé à y voir plus clair ? A changer de prisme ?  N’hésitez vraiment pas à me laisser un commentaire, je serai ravie d’échanger avec vous.

 

Références :